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A la lumière de la Nébuleuse d’Or

Publié le 21 décembre 2012 par Le Passeur

Peinture de Leonora CarringtonPar le Passeur.

A la fois il semble juste en ce moment de ne plus rien dire ou presque, à la fois je me sens poussé à dire deux ou trois choses sur ce qui se passe. J’ai déjà évoqué ce temps où les voiles entre les plans seraient si fins que nous pourrions les franchir. Nous y sommes. Pour quelques uns déjà qui n’y avaient pas encore goûté, les premières incursions se font sur d’autres plans dimensionnels dont ils gardent le souvenir à leur retour. Parfois durant leur sommeil, parfois en pleine conscience. Au fil des semaines et des mois à venir, les conditions favorables se renforceront et cela se fera progressivement pour tous ceux qui ont décidé de poursuivre leur voie d’ascension en ces temps.

Evidemment, d’une telle expérience peut naître l’exaltation… Ainsi dans l’ordre des tentations possibles pour ceux qui commencent à toucher les autres plans de leur conscience, l’envie d’aller toujours plus loin vers la découverte d’une liberté tant attendue est probablement la plus forte. Bien que chacun sans aucune exception ait ce potentiel à sa portée, je parle surtout ici pour celles et ceux qui ont déjà fait un chemin en conscience vers leur émancipation, vous tous entre autres qui êtes conduits à lire ces lignes. Vous tous donc, qui avez entrepris de vous déconditionner et de rallier votre être divin, êtes les éclaireurs d’une armée en marche vers la paix, qui encore se cherche et s’agite, s’irrite et se disperse, toujours prête à en découdre avec l’ennemi sans cesse réinventé. L’identification à l’égo est le moteur de cette co-création, cela a déjà été copieusement abordé dans ces pages (voir entre autres L’Eveil).

La question à se poser aujourd’hui est de se demander si l’éclaireur qui négligerait d’informer serait utile à ceux qui le suivent ? Un éclaireur qui en viendrait même à oublier ou à délaisser la part de lui qui est ici ? Vous êtes tous là pour aller voir derrière les lignes de notre conscience incarnée jusqu’où elle se propage et en ramener l’énergie jusqu’à vous ici-bas. Dans ce long chemin d’incarnation qui s’achève, il est envisagé de ramener à soi ce que l’on contacte de nous et non de déserter la place. Vous êtes à présent à même de créer des ponts entre vos différents niveaux de conscience, qui sont autant d’ensembles et de sous-ensembles imbriqués dont vous avez à présent la capacité de maintenir les échanges au niveau de votre conscience duelle et d’intégrer à votre égo. Vous amenez ici le niveau d’énergie qui contribue à créer une dynamique collective et votre position d’éclaireur sert de guidance au collectif. Cette réorganisation de nos schémas nous permet d’acquérir (ou de réacquérir) la maîtrise de la co-création permanente que nous initions tous ensemble. Il s’agit de créer à présent une réalité en harmonie avec notre univers et non plus dissonante.

A ce stade, la vision élargie de votre être est un potentiel disponible que chacun à sa manière devrait intégrer dans sa vie. Ca n’empêche pas de faire la vaisselle, mais ça permet peut-être d’en voir la perfection. Tout de nos actes manifestés s’inscrit au sein d’un vaste mouvement dont les rouages sont si parfaits dans leur complexité qu’imaginer la Conscience qu’il a fallu pour que cet équilibre se maintienne en permanence est tout simplement vertigineux. Ayons donc l’humilité de nous focaliser pour le moment sur notre capacité à grandir tout en sachant qu’il est de notre nature et de notre légitimité d’aller vers une compréhension toujours plus grande de la vie. Les plus audacieux des scientifiques sont en train de poser les fondations unifiant toutes les lois, en accord avec ce que les très anciens nous ont transmis.

Privée de son ciment, la vieille matrice se désagrège seule et avec elle la vanité des efforts que certains font pour la maintenir; y-compris ceux qui se mobilisent contre les marionnettistes et qui pensant bien faire ne font en leur donnant du bois à brûler que retarder le délitement des pouvoirs encore à l’œuvre. L’illusion se dissipe telle une brume au vent qui se lève. Souffler dessus est illusoire et donne consistance à ce qui n’existe déjà plus ailleurs qu’en notre croyance que c’est encore là. Je sais bien que dans les faits beaucoup pensent que rien ne change et que les dangers sont réels, c’est juste qu’ils ne captent pas encore les vastes étendues au-delà du brouillard et qu’ils conçoivent mal de quoi le brouillard est fait.

Qui sont les éclaireurs ? Par définition ils ont une certaine connaissance du terrain et des formes de vie qu’ils sont susceptibles de rencontrer aux avant-postes, ils ont une très forte capacité d’adaptation, de l’audace et de la confiance en eux, ils savent décrypter les signes les plus infimes pour en dégager le sens qu’ils indiquent. Enfin ils ouvrent la voie la plus sûre au nombre qui suit. C’est très exactement ce que sont les artisans de lumière que vous êtes tous. Parfois en vous ignorant.

Votre guidance n’a nulle volonté à exercer sur son propre chemin tout comme elle n’a nul besoin de s’imposer à autrui. Elle EST, et c’est tout. Par votre chemin personnel, par la grande porte que vous ouvrez en ce moment-même à l’intérieur de vous et qui vous relie à toute la création, vous amenez à la conscience de tous l’existence d’un seuil qui n’est autre finalement qu’un trou noir tel que décrit par la physique de pointe, et qu’il appartient à chacun de franchir ou pas en son intimité. Franchir ce seuil ne signifie pas s’échapper d’ici, car dans la maîtrise, ce seuil étroit se passe dans les deux sens. Maintenant, s’il fallait donner une forme à ce lieu qui n’en est pas vraiment un, je dirai que cette forme est différente pour chacun et qu’elle est probablement très imprégnée de nos lignées propres. Aller chercher en soi le souvenir de nos lignées stellaires n’a que peu d’intérêt si l’on s’arrête à la seule curiosité, par contre cela devient utile si l’on touche à l’énergie de celles-ci et qu’on en ramène l’empreinte. Car cela active des mémoires et nous rapproche du seuil. C’est cela que vous pouvez appliquer au mieux des incursions que vous faites ou que vous ferez dans vos autres dimensions.

Peinture de Leonora Carrington

Nous nous guidons nous même au contact de nos autres plans dimensionnels en lesquels finalement nous touchons avant tout d’autres plans de nous-même hors de l’espace-temps familier… parfois même hors de la forme.

Chaque incursion dans les ensembles et les sous-ensembles évoqués plus haut crée des ponts entre ce que nous sommes ici et ce que nous sommes « là-bas ». Nous ouvrons ainsi des canaux d’énergie qui aident l’ici à intégrer le « là-bas ». Qui plus est, durant ces incursions, nous recevons des codes. Peut-être cela m’est-il plus personnel, mais le plus souvent ce langage se présente sous forme de géométries en mouvement où la lumière et les couleurs communiquent avec nous, activant ou amplifiant le processus de transmutation que nous vivons tous. Il est très difficile de mettre des mots sur cette expérience extraordinaire et si personnelle qui est celle du contact avec nos différents plans dimensionnels. C’est une palette variée et complexe de sensations et de sentiments intimes où se mêlent des visions parfois compréhensibles, mais parfois aussi totalement inexplicables au niveau où nous en sommes encore; des visions sur lesquelles mettre un mot les ramène à une dimension où nous ne pouvons que les falsifier à vouloir les exprimer.

L’alignement reste aussi de mise, car il peut être également très déstabilisant de contacter des formes de soi qui font écho au conditionnement obscur que nous avons reçu vis-a-vis d’elles. C’est d’ailleurs là une occasion de plus de voir à quel point les institutions religieuses, mais aussi plus largement les cultures distillées par les pouvoirs temporels ont diabolisé pour mieux nous enfermer tout ce qui pouvait nous ramener au souvenir de nous-même.

Ce seuil, ce trou noir entre inspir et expir, entre vide et plein, ce passage du chas évoqué dans de précédents articles, est extrêmement subtil tant le brouhaha général nous le masque, mais aussi, à cette heure de l’horloge cosmique, il ouvre un vortex collectif puissant qui représente un véritable tourbillon ascensionnel de la conscience pour tous ceux qui l’emprunteront.

Résumons, nous avons tous depuis toujours et à tout moment la possibilité de passer ce chas de l’aiguille qui se situe en nous. Il se décèle dans le silence intérieur et s’atteint lorsqu’au terme d’un processus de guérison personnel nous en sommes arrivés à l’abandon tel que décrit dans L’éveil en soi. C’est un état de transcendance et c’est l’ascension. Cela a toujours été possible pour chacun à tout instant mais les conditions environnantes ne l’ont guère facilité par le passé. Ce que nous avons en plus en cette époque bénie, c’est que l’horloge cosmique nous a amené au point de convergence où tout est désormais favorisé pour que ceci se passe collectivement durant l’ouverture du vortex. Lorsqu’il se refermera, le nouveau cycle en cours poursuivra son évolution dans une nouvelle matrice, infiniment plus confortable que la précédente, mais qui demeurera néanmoins un moule d’expérimentation, ce jusqu’au prochain passage collectif.

La Maîtrise est alors la clé pour vraiment sortir du jeu, ce qui représente ce que beaucoup d’entre vous ont décidé avant cette incarnation. On le devine, plusieurs niveaux d’évolution potentielle s’imbriquent. Se focaliser sur le premier niveau – celui unique que véhicule l’idéologie New Age – masque la porte du suivant. C’est ainsi que l’ouverture de conscience permettra, ou pas, d’envisager des niveaux plus subtils encore que celui qui est devenu évident pour vous tous qui lisez ces mots.

En ce présent la maîtrise appartient à ceux qui auront fait le choix de franchir le seuil. Et par la maîtrise ils pourront désormais passer librement d’un plan à l’autre en suivant leur trajectoire personnelle. Tout le monde n’a pas à acquérir en ce nouveau cycle naissant ce qui est déjà acquis. Tout le monde n’a pas non plus à passer le seuil que passe son voisin. Chacun va naturellement vers ce qui est résonance en lui. J’évoque donc cet aiguillage non pour créer un doute sur le chemin de chacun, mais pour éclairer sur ce qui peut être perçu en route et non compris comme une porte de sortie. Ne vous prenez pas la tête à deux mains, tout sera toujours juste.

Dans le perçu des plans multidimensionnels, la lumière, qui est vibration, est la base de la communication. Tout en réalité repose, même ici-bas au sein de la matrice, sur une technologie de lumière active jusqu’au cœur de la matière. Ainsi les scientifiques ont pu démontrer depuis un certain temps déjà le phénomène de communication via la bioluminescence de nos cellules. A savoir que toutes les cellules de notre corps émettent et reçoivent en permanence des particulières de lumière – des photons – qui sont un mode de transmission d’informations précises utiles à la vie. C’est bien une technologie de lumière qui préside au fonctionnement de notre corps de matière.

A une échelle plus grande, nous tous aujourd’hui, sur notre vaisseau Terre, traversons pour longtemps une zone de l’espace découverte par la science en 1961, à qui fut d’abord donnée le nom de « Nébuleuse d’Or » et qu’on appelle aujourd’hui moins poétiquement la ceinture de photons. Gaïa et l’ensemble du système solaire rencontrent cette Nébuleuse d’Or tous les 12.000 ans environ.

Nous baignons donc dans un océan de lumière qui transmet à nos différents corps une grande densité d’informations que nous intégrons tant bien que mal, mais plutôt bien si nous avons conscience de ce qui est en train de se passer, que nous avons entrepris un travail de déconditionnement propre à élargir notre vision et un travail de guérison propre à nous libérer de nos chaînes. Dans le cas contraire, le corps réagira tant bien que mal pour éliminer ce qui le gêne dans son intégration en déclenchant les réactions les plus adaptées, d’où le grand nombre de maladies-éclair observables aujourd’hui, plus particulièrement liées aux organes d’élimination. Mais aussi, les conditions de vie sont toujours appelées à changer brusquement pour ceux qui ne l’ont pas fait d’eux-même quand leur âme les enjoignait intérieurement de le faire. D’où des pertes d’emploi brutales, des déménagements, des divorces et toute autre forme de rupture avec l’habitude. C’est un mal pour un bien et si on le comprend comme tel, on le vit alors beaucoup mieux. Dans les cas de résistance extrême – entendez par là de non-accueil forcené à ce qui vient – la transmutation ne peut pas s’opérer, ce qui s’avèrera alors destructeur pour le corps.

Peinture de Tomek Setowski

En cette période, et particulièrement depuis le 12.12.12, un nouveau palier est franchi qui devrait nous inciter à accueillir plus que jamais encore ce qui vient. A l’écoute de soi, on perçoit très bien dans le corps de matière les transferts d’énergie vécus, plus particulièrement au niveau de la glande pinéale, mais aussi on facilite l’accès aux passages dimensionnels qui s’ouvrent aux points de jonction entre les différentes bulles vibratoires (ensembles et sous-ensembles).

Hors du tumulte, en notre silence intérieur, devient visible ce qui est là, gigantesque, et demeure toujours invisible à qui cède une part trop grande de lui à l’agitation. C’est pourquoi la majorité des gens ne perçoivent pas encore ce qui se passe tout en ressentant le besoin de changer quelque chose dans leur vie. Cette période demande de se ménager du calme autant que possible afin de repérer les signes qui balisent notre chemin et d’intégrer l’intensité des énergies reçues. Si je devais prendre une analogie, imaginez que vous deviez percevoir une petite musique au milieu d’un brouhaha général. Pour se faire vous vous recentreriez sur vous-même et affineriez votre ouïe jusqu’à pouvoir discriminer les sons afin d’éliminer le bruit qui masque la mélodie. Une fois détectée, il est aisé de ne plus la perdre ou de vite la retrouver si tel était le cas. Les signes sont tous visibles pour qui sait trouver son silence, les portes sont ouvertes et nous devons juste nous en convaincre et ne surtout pas en avoir peur ou encore moins les dénier. Je l’ai déjà dit, il est finalement difficile de prendre sa liberté quand on est un vieux prisonnier consentant et les seules choses qui peuvent nous inciter à franchir la porte, c’est notre qualité de regard ainsi que notre confiance en nous et en la vie.

Ainsi, comme chaque année à cette période, l’alignement entre la Terre, le Soleil et Alcyone au centre de la Voie Lactée ouvre une fenêtre bien connue des anciens. Astronomiquement ça n’a rien d’exceptionnel malgré toutes les bêtises qui ont été dites sur le sujet. Mais d’un autre point de vue, cette fois-ci pourtant elle s’ouvre alors que s’achève une ère obscure et en débute une autre lumineuse. La qualité de lumière passant à présent par cette fenêtre marque un cap majeur dans l’évolution. C’est cela que nous devrions fêter bien plus que les dates préfabriquées de Noël et du Jour de l’An. Nous quittons définitivement l’Âge Obscur et nous renouons avec la grande époque des bâtisseurs originels venus d’Orion. Ils sont là, nous sommes là !

© Le Passeur – 21 Décembre 2012 – http://www.urantia-gaia.info > Cet article est autorisé à la diffusion à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

Cette série d’articles est réunie dans la rubrique « L’Eveil ».

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