Bon Mardi!
J’espère que vous avez passé une belle semaine.J’avais planifié écrire un message sur un tout autre thème, et puis j’ai regardé

les nouvelles et ces mots ont jailli.

Bonne lecture!

Pour que le chaos se laisse transformer en un ordre nouveau, il faut

d’abord le reconnaître et le vivre.

– Hermann Hesse

Avant de vendre ma maison, l’été dernier, j’ai passé des jours et des jours

à faire du ménage. Je ne me suis pas contentée de vider la maison… j’en ai

profité pour trier toutes mes possessions. À la fin, j’avais donné des dizaines

de boîtes de vêtements, de livres et de bidules de toutes sortes.

Si vous avez déjà fait un grand ménage, vous avez probablement pu constater,

tout comme moi, que ça empire toujours avant de s’améliorer. N’est-ce pas?

Car on doit sortir nos possessions des placards si on veut pouvoir les trier et

les organiser. Et quand tout est sorti, ainsi… eh bien, ça semble être le chaos

total. Et c’est décourageant. Notre intention est de s’alléger, mais si on ne se

fie qu’à ce qu’on voit, on dirait que le grand ménage est la pire chose jamais

arrivée à notre demeure.

Vous avez peut-être pu constater la même chose en vous, aussi. Vous cultivez l’intention de faire un grand ménage intérieur, vous investissez beaucoup d’énergie pour vous connecter à vous-même et pour vous renforcer… mais

vous avez parfois l’impression, au contraire, que votre état empire – peut-être même qu’il empire énormément. Vous vivez des émotions incompréhensibles

qui semblent venir de nulle part, par exemple. Peut-être êtes-vous dans un

état de peur quasi constant sans savoir pourquoi. Bref, si vous vous fiiez à ce

que vous voyez et ressentez, vous diriez que vous avez régressé et que ce qui

se passe est la pire chose qui ne vous soit jamais arrivée.

Ce phénomène nous prend par surprise. Mais à bien y penser, comment

pourrait-il en être autrement? Car évidemment, si on cultive une puissante intention d’harmonie, tout ce qui est dans le chemin remontera à la surface

pour être nettoyé. La peur… la rage… le ressentiment… la détresse. En fait,

plus on prend des forces, plus les vieilles toxines accumulées et les vieux

schémas peuvent sortir des placards pour être évacués. C’est la même chose

sur le plan physique, d’ailleurs; vous avez probablement remarqué qu’on n’a jamais autant de maux de tête que lorsqu’on fait une cure santé. Dans un sens,

on pourrait quasiment affirmer que plus on est fait de progrès, plus on aura l’impression de régresser. Pas toujours, et seulement pendant une période limitée… mais assez souvent.

Les horribles bibelots des années 1980 qu’on avait entreposés dans le sous-sol sont-ils plus laids parce qu’ils sont à la lumière du jour? La colère qui était

enfouie sous des montagnes d’apathie est-elle pire maintenant qu’on la voit? Évidemment, c’est extrêmement désagréable lorsque tout cela devient visible… surtout quand on commence à se juger. Mais c’est un passage aussi inévitable

que douloureux. Car c’est seulement à partir de ce moment qu’on peut laisser

aller cette lourdeur qui ne nous convient plus et permettre, ainsi, une harmonie encore plus profonde.

C’est ce que j’ai ressenti à quelques reprises dans ma vie, quand je voyais

monter en moi des états étranges et inexplicables. Et c’est ce que je ressens présentement en regardant ce qui se passe aux États-Unis. Peut-être est-ce

votre cas aussi.

Je me sens profondément solidaire des personnes et des peuples qui pourraient être victimes de la situation, et je ne crois certainement pas que l’allègement qui pourrait suivre vaut le prix qu’ils paieront. Mais quoi que j’en pense, quoi que quiconque en pense, le grand ménage nous est parfois imposé – autant dans nos vies que dans la collectivité. Et sans s’engourdir avec une fausse positivité, on

peut se rappeler dans les moments de découragement qu’aussi réel soit-il, le

chaos qui s’offre à nos yeux n’est pas toujours une représentation exacte ou complète de la réalité.

J’ai la ferme conviction que régresser est impossible. Il n’y a pas de retour en arrière, jamais. Si de la noirceur remonte à la surface, que ce soit en nous ou

dans la collectivité, c’est parce qu’elle était déjà là, enfouie… et le fait qu’elle

soit maintenant exposée à la lumière du jour est aussi nécessaire que douloureux. Tous les pas vont vers l’avant… même s’il s’agit apparemment d’un pas en

arrière, il sera suivi éventuellement d’un élan positif encore plus grand

(puis d’un autre pas apparemment en arrière, puis d’un autre élan positif

encore plus grand…). Et s’il y a une chose que je sais dans le fond de mon être, c’est que l’amour finit toujours par gagner. Si on regarde bien, on peut voir

qu’il a déjà commencé.

Bon lundi. À la semaine prochaine!

hijaam

P.-S. J’aimerais beaucoup vous lire à ce sujet. Si vous avez envie de poursuivre la discussion, je vous invite à aller sur le site et à partager votre réflexion dans la section «Partager un commentaire» en bas de la page. J’ai hâte de vous lire!

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Texte et infos:

https://lephareeclaireur.wordpress.com/2015/08/03/quel-lien-y-a-t-il-entre-philippe_william-sinclair-effet-sinclair-gregg-braden-et-leffet-maharishi/

Merci et que l’amour soit sur cette Terre, nous y avons droit. Merci à Matin Magique et à Ijaam d’avoir publiés cette magnifique lettre.

Bernard Bélanger, p.d.l.

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