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Du plus petit au plus Grand

DU PLUS PETIT AU PLUS GRAND par Nicole Urbain Bélair

https://vivresonpresent.wordpress.com/2016/06/25/parents-attention-vos-enfants-vous-ecoutent/

Un enfant qui a entendu des paroles blessantes et parfois pire, peut prendre toute une vie sinon plus pour réparer les dégâts.

À VOUS LES PARENTS, attention, n’hypothéquez pas la vie de vos enfants, le prix à payer est beaucoup trop élevé.

Du plus petit au plus grand

garçon qui tend l'oreille

Qu’est-ce qu’il n’y a pas de plus passionnant pour nous,  les parents, que de parler de nos enfants entre nous. Souvent on les croit endormis ou bien en train de jouer avec leurs amis, mais attention! Souvent, sans que vous le sachiez, vos enfants vous écoutent. Je me souviens lorsque j’étais enfant combien j’aimais écouter les adultes. Je les entendais discuter entre eux de mes bons coups, de ce que je n’avais pas fait de correct, j’entendais  ma mère dire à mon père combien elle avait de la peine d’avoir été obligée de me disputer. Lorsque ma tante appelait ma mère, c’était la même chose, elles se donnaient des conseils entre elles à propos de  moi et de  ma cousine. Je les entendais aussi discuter de tout et de rien, de leurs opinions face à des gens ou des émissions…C’était très enrichissant, j’apprenais ce que ma mère aimait ou n’aimait…

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Les conditions favorables au développement des intelligences

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Dans le billet précédent nous avons découvert qu’il y avait huit types d’intelligence. Aujourd’hui nous allons voir qu’il y a des conditions favorables au développement de ces intelligences.

Gardner identifie cinq facteurs d’éveil ou d’inhibition de l’intelligence:

Le premier: La stimulation grâce à l’accès à des ressources physiques ou humaines. (ex: prendre une leçon de piano, aller à la bibliothèque, avoir un contact avec un adulte stimulant qui suscite une passion ou de l’intérêt pour un domaine en particulier.)

Le second: La stimulation liée au fait de vivre à une époque ou au sein d’une culture données.(ex: au Québec, avant la Révolution tranquille les personnes optaient souvent pour étudier afin de devenir infirmières, enseignantes, missionnaires ou intervenantes sociale. Elles se tournaient aussi très souvent du côté des ordres religieux.

Le troisième: La stimulation qui découle du milieu de vie immédiat. (ex: dans un quartier défavorisé les gens ont souvent accès à des services limités pour favoriser le développement des différentes intelligences.)

Le quatrième: La stimulation associée à une volonté familiale. (ex: autrefois au Québec, l’aîné héritait de la ferme familiale. Il était important que la profession demeure dans la famille, être médecin de père en fils.)

Le cinquième: Le contexte de vie. (ex: le fait de vivre avec un grand malade lorsqu’on est jeune peut avoir un impact sur le développement de certaines intelligences, au même titre que le fait d’appartenir à une famille nombreuse vivant dans un petit espace.)

À ces cinq facteurs s’ajoutent 10 principes de base relatifs à l’apprentissage. C’est ce que nous découvrirons dans les prochains billets.

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https://vivresonpresent.wordpress.com/2016/01/23/les-huit-types-dintelligence-selon-gardner/

Les huit types d’intelligence selon Gardner

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Nous parlons souvent de l’intelligence des enfants. Il est intéressant de savoir quel’intelligence comprend un potentiel que chaque personne développe à partir de son bagage génétique et des stimulations issues de son environnement.

L’intelligence est composée de plusieurs potentialités. Ces potentialités s’expriment à travers les huit formes d’intelligence identifiées par Howard Gardner, un psychologue américain qui a formulé la théorie des intelligences multiples. Ces huit intelligences interagissent pour permettre à l’humain de réaliser ses activités quotidiennes de manière optimale.

-interpersonnelle: entrer en relation avec les autres.

-intrapersonnelle: permet d’orienter sa vie.

-kinesthésique: permet d’établir des relations entre le corps et l’esprit.

-linguistique: transmettre des connaissances ou des sentiments par le langage.

-logico-mathématique: permet de mettre en relation différents éléments d’information.

-musicale: permet d’être sensible aux sons ou d’entrer en relation avec les autres et avec le monde au moyen des sons.

-visuo-spatiale: permet d’être sensible aux images ou de percevoir le monde à travers ses aspects visuels et dimensionnels.

-naturaliste: permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’humain évolue.

Ces huit formes d’intelligence ne se développent pas toutes au même rythme, par contre, même si elles se développent de façon individuelle, nos intelligences se coordonnent pour nous permettre d’agir.

Les huit intelligences forment un tout. Puisque l’humain est le fruit de stimulations particulières, il développe ses intelligences respectives à des niveaux qui lui sont propres. C’est cet assemblage unique qui fait qu’une personne peut aimer faire des recherches au niveau médical par exemple, qu’une autre aura du plaisir à conduire un véhicule, qu’une autre aimera jouer au théâtre etc.

Il y a aussi une mémoire spécifique pour chaque intelligence. Par exemple, pour écrire correctement nous solliciterons notre mémoire linguistique, composer ou jouer de la musique fera appel à notre mémoire musicale et ainsi de suite.


Si ce n’est pas ça être conscient alors c’est quoi?  Un texte, une pensée, un voyage dans le temps, une interrogation, une prise de conscience, un souhait, un but, une réponse, un éveil, un espoir, une profonde réflexion, une observation, un cri de l’Âme, un appel, un contact, un partage, une réalité, une recon_naissance, un savoir, un espace de vie, la Vie, Ta Vie.

M. Bélair

 

Voici un texte qui suscite une grande réflexion. Il a été composé en 2013 par notre garçon Michaël Bélair et je vous le partage aujourd’hui.

Fils de Richard Bélair et Nicole Urbain Bélair 

 

Pour toi, ma descendance,

Il y a de fortes chances que tu ne me connaisses pas ou que cette lettre ne te parvienne jamais, mais tu dois savoir qu’à l’époque où j’écris ces quelques lignes, je pense à toi qui n’existe pas encore. Peut-être ne verras-tu jamais le jour? Peut-être ton existence n’aura été qu’un songe merveilleux, abandonné d’un couple, jadis amoureux. J’ose croire que non, car si tel est le cas, mes prédictions auront eu lieu. À qui lira cette lettre, vous devez savoir qu’elle était adressée à mon arrière-petit-fils ou à mon arrière-petite-fille et que s’il reste une trace de ma descendance quelque part, ces précieuses pages doivent immédiatement leur être rendues. Si vous ne le faites pas, lisez attentivement chaque mot et faites-en l’interprétation que vous voulez. La simplicité du message qu’elles contiennent n’est nul autre que l’héritage d’une génération passée. Ces paroles ne devraient être perdues, mais plutôt partagées. Elles n’auront pas la prétention de donner réponse à tout. En réalité, elle n’en donneront aucune qui ne soulèvera pas de nouvelles questions. J’aimerais seulement qu’elles puissent aider à avancer. Maintenant, au plus profond de ma chair, j’espère sincèrement que tu lises ces quelques mots, toi ma descendance, homme ou femme, pour que  l’espace d’un instant je puisse renaître des abîmes de tes pensées et peut-être continuer enfin d’y exister.

 

Il était tard, tard dans ma vie, la première fois que j’ai eu le courage de m’observer dans une glace. Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas constaté à quel point je me sentais triste et abandonné. J’endurais mes 25 ans et je ne croyais plus en rien. J’observais les autres vivres, mais moi, je vivais en transparence. J’étais comme un acétate vide dans lequel on attend juste le moment de pouvoir y insérer l’image d’une idée, bonne ou mauvaise, et qui aurait pour but de définir son existence à tout jamais. J’étais là, immobile face à moi, seul, contre moi. Le regard plongé dans cet homme que je connaissais si maladroitement, mais qui pourtant me ressemblait en tout point de vue. Plus je le fixais, plus il se transformait en quelqu’un que je ne connaissais pas du tout. Son visage se déformait peu à peu comme une tache d’huile qu’on aurait laissée briller au soleil pendant des heures.

Qu’avais-je donc fait pour perdre tout contact avec moi-même? Avec mes buts et mes rêves? En avais-je déjà eu où s’étaient ceux de quelqu’un d’autre? La personne qui était en face de moi ressemblerait-elle à mon fils? Est-ce que j’aurai un fils? Soudainement, j’ai eu honte et peur de mes pensées. J’ai reçu la déflagration en plein cœur de ce que je venais de comprendre. J’enviais les autres pour ce qu’ils ne possédaient peut-être même pas. En quoi était-ce possible? La réponse, il m’a fallu des jours avant de la trouver. En fait, j’avais compris que le monde au tour de nous et la société dans laquelle nous vivions tentaient de standardiser nos vies. On essayait de nous implanter des idées préconçues de vie simple et paisible en famille, ou seul la joie émanait. En réalité, plus de la moitié des gens que je connaissais à cette époque avaient auparavant été des couples. Leurs relations avaient fini sur une mauvaise note et la plupart du temps ils avaient laissé un enfant ou deux à la traine derrière leurs nombreux problèmes amoureux. Des enfants qu’on traiterait comme des boulets une partie de leurs existences parce que les élever de façon solitaire demanderait trop de temps et d’efforts. Des enfants qu’on préféreraient donner à qui veux bien les prendre pour quelques heures, parce qu’ils étaient trop turbulents une journée et qu’on voulait faire la grâce matinée. Étions-nous rendues si égoïstes que même nos propres enfants ne pourraient plus bénéficier de ces grains de sable qui s’écoulent lentement du sablier qui raconte la chaleur de nos vies? Voulais-je un enfant parce que j’avais besoin de me retrouver en quelqu’un? Étais-je capable de lui apporter l’amour nécessaire à son épanouissement? Cet enfant que j’aurais, deviendrait-il encore plus égoïste que moi? Ce rêve, ce n’était pas le mien, mais celui des murmures soufflés par les silhouettes que j’observais. C’est facile de regarder, mais souvent on ne voit rien. On avale les idées des autres comme si c’était des régimes miracles, mais on ne se pose pas de questions à savoir si ces concepts sont faits pour nous ou pas. Finalement, j’ai eu l’impression que tout le monde voulait aller dans la même direction, mais chacun à sa façon. Sans entraide, sans harmonie, pareil à ces couples qui ne tiennent plus la route. Plongé dans leurs regards noirs et luisants, victime de leurs propres reflets et prisonnier de ce qu’on leur a permis de croire. Nous sommes les seules responsables de l’assombrissement des cieux et du royaume des idées. Inconsciemment, nous avons créé notre malheur. Nous écoutons, mais ne comprenons rien. Nous avalons, mais ne gouttons rien. Nous ne sommes préoccupés que par nous, nous seuls et nous-mêmes. Et le plus terrible dans tout ça, c’est que nous ne nous connaissons pas, Je ne me connais pas. Comment apprendre la vie à un enfant lorsque nous ne sommes mêmes plus capables d’être en relation avec nos âmes?

Je ne pourrais te dire quand nous avons perdu contact avec la réalité, mais je peux t’affirmer qu’il est impératif de le retrouver. J’ai peur pour mon monde, pour le tien. Si nous continuons ainsi, j’ai peur que tu ne puisses jamais voir le jour. Ou pire encore,que tu sois en vie, mais à ton tour assombri. J’aimerais pouvoir m’éveiller et apprendre à ton père ou ta mère comment partager une idée. Je voudrais pouvoir grandir de moi-même et ne plus être engloutie dans ce faux réconfort qui nous endort. Je veux reconnaître et connaître ce que je suis. Je veux composer mon futur et donner mon savoir à tes ancêtres pour qu’ils te l’enseignent à leurs tours. Je veux que tu te reconnaisses et que tu l’apprennes à tes enfants. Tu dois t’interroger sur ton avenir et le façonner dans tes idées. Ne sois pas hypnotisé par les conformités qu’on tente si souvent de t’administrer. Si tu les ignores, ceux qui tentent de te les imposer finiront par s’étouffer avec les cendres de leurs propres idées. Tu es maître de ta liberté et c’est à toi de la partager. Moi, je commence peut-être une nouvelle vie à tes côtés comme le spectre d’une idée, mais ici en 2013 je sors enfin de mon inutilité et j’ose, pour la première fois, engendrer l’espoir qu’un jour tu puisses exister.

Original= http://chercheuse.eklablog.fr/pour-toi-ma-descendance-a118801036

« L’empathie chez les enfants

 

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